Test de Mini Ninjas

Récemment acquis par la société japonaise Square Enix, Eidos se lance dans une entreprise étonnante : un jeu d’action exotique et humoristique répondant au doux nom de Mini Ninjas. Bien loin des séries Hitman et Kane & Lynch, cette nouvelle production sans réelle prétention d’IO Interactive pourrait bien apporter un peu de gaieté au milieu de tous ces FPS sans identité qui inondent les consoles actuelles.


Difficile de commencer une critique de Mini Ninjas sans évoquer son ambiance graphique et sa réalisation technique qui suggèrent parfaitement la cible à laquelle le jeu s’adresse. Si la modélisation des personnages est assez sommaire, personne ne peut rester insensible face à la fluidité de l’action et aux couleurs chatoyantes des décors. Les environnements sont variés, la végétation est verdoyante et le rendu de l’eau, omniprésente, est particulièrement réussi. Côté bande-son, rien à redire : des musiques apaisantes pendant les phases d’exploration, accompagnées de percussions quand les ennemis attaquent en lâchant des cris de guerre désopilants. S’il y a bien un aspect du jeu qui est réussi c’est cette atmosphère légère qui conviendra aux plus jeunes comme aux adultes, malgré quelques situations un peu surprenantes, notamment ce boss aérophagique qui tombe au beau milieu du scénario comme un cheveu sur la soupe.

Mini Ninjas se présente comme un classique jeu d’aventure répondant à un schéma convenu mais néanmoins cool du type : héro + copains versus grand méchant + sbires. La prise en main est immédiate, pour la simple et bonne raison que le gameplay va à l’essentiel sans faire de fioritures. Vous incarnez donc à tour de rôle six ninjas nains à libérer au fil de votre voyage, tous aux armes et aux attaques spéciales différentes. Le personnage principal Hiro a le pouvoir de lancer quelques magies bien utiles face aux plus costauds, ou au plus crétins quand il s’agira de vous camoufler dans le décor. Votre objectif est simple : abattre le Seigneur de la Guerre qui métamorphose d’innocents animaux en vilains guerriers. Moi, j’aime bien les animaux, je n’en consomme plus depuis plus d’un an, c’est donc avec une grande satisfaction que je lève un pouce face aux scénaristes. Vu que j’aime bien les fleurs aussi, j’approuve leur collecte qui dans le jeu permet de confectionner des potions et autres assistances à personne en danger.

Il y a donc plusieurs activités secondaires à faire durant cette aventure qui vous tiendra en haleine pendant une douzaine d’heures. Malgré cela, l’action demeure répétitive tout au long des 22 niveaux : découverte de la zone, collecte d’objets, assassinat de vilain à coup de Quick Time Events et libération d’animaux. Les amateurs de trophées pourront quand même passer quelques heures supplémentaires à parcourir les vertes contrées de ce mini Japon médiéval.

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