Test de Professeur Layton et l’appel du spectre

Chaque année, la tristesse de l’automne s’accompagne d’un évènement réjouissant. Comme si la pluie et les feuilles mortes n’existaient plus le jour où le Professeur Layton attend patiemment dans ma boîte-aux-lettres. Hershel a été mon premier vrai coup de cœur sur Nintendo DS. Avant de me prononcer sur sa première aventure en trois dimensions, j’ai souhaité me replonger dans la préquelle sortie l’année dernière, l’épisode idéal pour découvrir cette énigmatique saga.


Avec Professeur Layton et l’appel du spectre, Level-5 signe la quatrième enquête de l’archéologue au haut-de-forme. Comme les développeurs aiment faire travailler les neurones des joueurs, ils ont décidé d’en faire une préquelle, se déroulant donc trois ans avant les bizarreries survenues dans l’étrange village, à une époque où Hershel et Luke ne se connaissent pas encore. Leur agréable rencontre aux côtés de la jeune Emmy sera précipitée par d’intrigants évènements terrassant Misthallery, paisible cité plongée dans la brume et hantée par un spectre noctambule guidé par la Flûte du Démon. Malheureusement, pour la première fois dans l’histoire de la série, les premières heures de jeu traînent en longueur, la faute à des dialogues interminables et des énigmes trop rares. À mi-chemin, les surprises se multiplient, l’ambiance gagne en caractère, les mini-jeux fleurissent… Finalement, la quête reprend des couleurs, un peu de fantaisie aussi, et offre un final original, mystique et émouvant, après une dizaine d’heures en compagnie du sympathique trio.

Bien entendu, l’esthétisme de la série n’a pas changé. Pour ce dernier opus en 2D, c’est avec grand plaisir qu’on retrouve ces décors crayonnés, des personnages hauts en couleurs et des musiques singulières, toujours composées par Tomohito Nishiura. La mention spéciale va au thème principal, où les violons donnent une dimension épique rarement rencontrée sur console portable. Les séquences les plus importantes sont, comme d’habitude, illustrées par de superbes cinématiques fluides, rythmées et doublées en français. Étrangement, le niveau de qualité institué depuis quelques années par Professeur Layton en la matière st tel qu’on est que très peu surpris par tant de maîtrise.

Côté contenu, on retrouve là encore les grands classiques de la série, à savoir des activités annexes, idéales quand l’intrigue traîne un peu : un attrape souris assez amusant, des puzzles mettant en scène un poisson capricieux, du modélisme ferroviaire, un théâtre de marionettes et ses phrases à trous… Ainsi que des dizaines d’énigmes originales à récupérer en Wi-Fi. Difficile de faire mieux ? C’était pourtant possible, mais Nintendo a décidé de ne pas inclure le RPG annexe, London Life, présent dans les versions japonaise et américaine du titre. Un jeu de rôle d’une centaine d’heure dans l’univers de Professeur Layton, probablement l’alchimie idéale pour le fan que je suis… Quelle déception ! C’est peut-être cette décision qui rend L’appel du spectre un peu moins excitant, comme si Hershel avait enfin besoin d’un petit lifting. Rendez-vous sur 3DS !

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